Le manque et l’étreinte… enfin!

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Extrait Aime-moi… comme tu es.

Cathy Galliègue

Éditions Kawa

 

 

 

 

On ne s’habitue jamais au manque de l’autre. On accepte ce que l’on ne peut pas changer, on s’adapte.

On enfile les jours trop longs comme un taulard dans sa prison avec en prime la liberté qu’il n’a pas, mais de cette liberté-là, on n’en fait rien d’autre qu’une interminable attente…

Et le retour arrive. On se serre longtemps et fort, la porte même pas refermée. L’intensité des plus belles scènes d’amour du cinéma, la réalité des émotions en plus.

Le bonheur presque douloureux du cœur trop longtemps habitué à ne plus s’emballer. Bouche ouverte, tordue, dans un mélange de joie et de souffrance, enfoncée dans le cou de l’autre, luttant pour ne pas laisser les larmes s’échapper, incapable d’articuler, ne voulant que sentir et goûter, absorber l’autre tout entier. Et le maintenir plaqué, soudé, dessinant du bout des doigts les lignes de son visage.

Reprendre doucement son souffle, se laisser apaiser par les mots moelleux, se détacher finalement sans lâcher les mains, accepter de reculer un peu pour enfin regarder ses yeux.

Et sourire.

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