ÉGOGRAPHIE ( 1 . Ivresse et sentiments )

 

de Robert Basquin

Égographie

Les lectures que nous vous proposons sur La Toile Cirée, sont dans leur grande majorité  des romans, mais nous aimons varier les dégustations.

En voici une de l’ordre de la savouration.

Le recueil de poèmes de Robert Basquin est une rafraîchissante compilation de nombreux textes écrits au fil du temps. Rhapsodie au sens à la fois musical et étymologique du terme. Merveilleuse broderie d’émotions.
Le titre même de cet ouvrage donne le ton : « Egographie » est une vision en profondeur de l’Ego avec tout ce qu’il peut avoir d’attachant ou irritant aussi, et dont l’écho nous bouleverse ou prête à rire parfois.
Ces textes ont été proposés sur les réseaux sociaux, moyen à la fois intuitif et efficace d’avoir le ressenti immédiat des lecteurs.

Et cette unanimité  a donné à Robert Basquin l’envie, pour notre plus grand bonheur, de les rassembler dans un délicieux florilège d’émotions diverses.

Le choix a dû être cornélien tant leur qualité est grande.

Au fil de ses vers, il se livre ou se délivre parfois, entre « Ivresse et sentiments. »

Ce qui séduit surtout, quel que soit le thème (les titres des poèmes sont d’ailleurs très finement choisis) c’est la musique des mots. Il s’agit presque in fine de chansons pour lesquelles l’accompagnement s’impose de lui-même.

Jean Ferrat, cité en 4ème de couverture, le confirmait déjà : «  Oui, je crois que certains de vos textes peuvent devenir des chansons… »
Avec un talent fou, l’auteur nous offre les paroles et l’envie d’inventer les sons que ses mots suggèrent. On pioche au hasard de la découverte et on se laisse emporter par une évidente musicalité, le temps d’une courte ballade dans des univers si différents les uns des autres.

C’est à une délicieuse farandole de textes qui se succèdent au fil de ses émotions, que Robert Basquin nous convie.
Au gré de mots subtils, touchants, espiègles ou badins souvent, nous voguons avec bonheur sur les flots de son inspiration fertile :

La Vie et la Mort, la Tendresse, l’Amour et ce qui va autour (p82) , la Femme sublimée souvent, fantasmée parfois (p40), le Futur (p44), le Passé tout en nostalgie (p55), l’Ego disséqué (p59), les Aveux et les Secrets (p78), la Révolte (p75) . 
Un bonus nous attend même pour inciter le lecteur à jouer avec les mots (p49).

Si vous n’avez jamais eu entre les mains l’Egographie d’un poète du XXIème, il est temps !
Diagnostic : Un vrai talent !

Il faut surtout ne plus nous taire

Mais trouver des mots plus touchants.

Il ne faut plus de tout sur Terre

Mais beaucoup d’amour sur le champ. « Il faut surtout », p48

Égographie. Édition Merle. 

Par Brigitte Ponthieu.

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