Un autre jour pour mourir.

Si vous avez cru embarquer à bord d’une love story agrémentée d’une douce mélodie, vous avez fait fausse route. Ce roman va vous emmener bien plus loin. L’amour n’y serait rien s’il n’y avait l’amour de la musique, parfaite, celle que l’on cherche éperdument et qui a poussé Stéphanie, jeune virtuose du violon, éconduite par un mec talentueux et suffisant, un de ceux qui ne savent pas que la pépite est là, et qui creusent encore, à partir au devant d’un avenir incertain mais vivant.

La pépite est partie. Elle a écouté les CDs du maitre, Stefan Fraundöfer, elle les a avalés, à s’en rendre malade, à en vomir, et elle a décidé de partir à sa rencontre, de le dénicher là où il se terre, pour qu’il lui apprenne ce qu’elle pense ne pas savoir.

Vienne. Il est là. Il va falloir à Stéphanie l’appui de son illustre père pour décrocher un rendez-vous avec le maitre qui n’enseigne plus, ne joue plus, ne voit plus personne.

Une chose obsède Stéphanie : jouer La Chaconne de Bach, la jouer parfaitement, pour un enregistrement à venir. Lui, le vieux, enfermé dans ses souvenirs va lui faire jouer tout, n’importe quoi, mais pas ça, surtout pas ça. Il va la malmener, lui faire traverser la ville en silence, l’asseoir dans l’illustre café des touristes où sa place est réservée. Là, il sera question de l’ami Zweig et de tant d’autres…

Son salon est un mausolée. Dans une vitrine, trônent des violons sans âge et sans prix, mais parmi eux, un petit violon, sans prétention, super protégé, un rien au centre de tout.

Stéphanie va s’en emparer, en douce, elle va trouver ce qu’il cache au creux de l’étui, loin dans le passé.

Le maitre deviendra plus fragile, plus accessible. Les années seront abolies, il redeviendra un homme, un violoniste, un homme presque jeune puisqu’embarqué par Stéphanie. Il va lui apprendre, non, il va faire semblant, elle sait tout, déjà. Mais il va lâcher, se laisser aller, l’emmener à la découverte de Vienne. Et de cette ville très propre surgira le passé, l’Histoire. Stefan va se laisser apprivoiser et finalement, elle la jouera, la Chaconne de Bach, elle la jouera… Pourquoi était-elle interdite ? Vous le découvrirez.

Elle a vingt-sept ans, lui soixante dix et des petites poussières.

Les années ne comptent pas.

carole

Ce roman est une merveille d’écriture, de finesse, d’émotions, c’est une histoire savamment balancée dans laquelle on plonge intégralement. L’auteure écrit, certes, elle fait pas semblant, elle ne s’écoute pas écrire, mais en plus, elle a réalisé un véritable travail de recherche, tant au niveau de la musique que de l’Histoire. Nous sommes là, à Vienne, sans y être jamais allés, nous sommes là, dans ce salon musée, dans le secret. Le fameux secret. Chapeau bas, Madame !

Un autre jour pour mourir.

Carole Declercq – Éditions Terra Nova –

3 réflexions sur “Un autre jour pour mourir.

  1. Et on doit attendre encore un mois pour sa sortie, nous, pauvres mortels qui n’avons pas encore le précieux livre entre les mains.
    Et nous devons te lire en parler si bien et nous donner envie, si ce n’était déjà fait.
    Alors voilà, tout est question de patience, toujours… Mais je grandis et la patience ne me fait plus peur quand elle semble si nécessaire pour apprécier un beau moment.
    Merci pour tes mots et ceux de Carole. ma première lecture de la rentrée, j’espère bien !

    Aimé par 1 personne

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