Rendez-vous avec Katia Verba

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C’est dans l’univers de Katia Verba que je vous convie. Amateurs d’intrigues et ambiances policières vous serez comblés par l’atmosphère de ses pièces de théâtre et romans.
Quelques une de ses pièces ont été jouées avec succès révélant une écriture nouvelle, efficace, et empreinte d’un humour subtil.

Sans fards et à bâtons rompus, elle nous parle de ce qui est pour elle une vraie passion 

On ne s’improvise pas auteure de pièces et romans policiers, quelles sont les grandes lignes de votre parcours ?

Après avoir été consultante dans mon propre Cabinet de ressources humaines, j’ai décidé de sortir du circuit qui devenait d’ailleurs difficile et de me consacrer à l’écriture de pièces de théâtre.

Je me suis installée ensuite comme Graphologue à mon domicile en privilégiant un travail à temps partiel, ce qui m’a permis de commencer à m’orienter vers l’écriture théâtrale.

Pourquoi avoir fait le choix d’une littérature « polar » ?

Depuis que je suis enfant, je me suis toujours intéressée à la littérature policière, que ce soit à travers des films ou des livres au détriment des histoires sentimentales de contes de fée et de prince charmant auquel je n’avais jamais cru.

L’inspiration vous vient-elle du polar français ou étranger ?

Du polar anglais plus précisément, je trouve chez les auteurs anglais un style un peu particulier, peut-être plus incisif et souvent truffé  d’humour.

De l’écriture de pièces ou de romans, où va votre préférence ?

Question est très difficile, d’autant que j’ai dix pièces à mon actif et un seul roman. Je n’ai donc pas suffisamment de recul… Par goût, malgré tout je répondrai :  le théâtre. Cela a toujours été une véritable passion, d’autant que j’ai été baignée longtemps  dans cet univers.

En revanche, il y a une liberté totale dans l’écriture d’un roman. Vous pouvez passer du matin, au soir, de l’été à l’automne, de Pierre à Paul…de Londres à Moscou.  

Je suis en phase d’écriture de mon second roman et fatalement la plume est moins alerte. Non pas dans l’imagination qui est un terrain plus que fertile chez moi, mais plutôt dans la structure.

Cela dit, je suis en train d’écrire une autre pièce de théâtre : « Haine sous le Boisseau » et je pense que ce sera la dernière. A l’avenir, je me consacrerai exclusivement à l’écriture de roman. Ce n’est pas contradictoire par rapport à mes choix expliqués au- dessus.
L’avantage d’une pièce de théâtre est que vous pouvez la mettre en scène, quant au roman ? à moins d’un miracle, vous ne pouvez que rarement le voir adapté au cinéma. Cela dit, un scénariste c’était intéressé à un de mes projets pour en faire un long métrage : « Manoir sous haute tension sur l’Ile de Man »… Hélas cela ne s’est jamais fait, faute de budget.

Quels sont les auteurs moteurs de votre inspiration ?

Agatha Christie est ma muse…d’ailleurs je suis en train d’écrire un court-métrage qui parle d’une romancière qui a pris comme nom de plume : Agda Kristie et qui s’est réfugiée dans son château car elle n’a plus eu aucune inspiration, du jour où elle a vécu un drame dans sa vie. Elle a arrêté de vivre à ce moment-là. C’est un thriller psychologique noir, mais avec un brin de fantaisie.

Mais sinon, je ne vais pas tous les citer : Oscar Wilde,  Jack London, Arthur Conon Doyle, Alexandre Ostrowski, René De Obaldia, Harold Pinter, Tennesee Williams et le GRAND Sacha Guitry,  mon préféré.

Avez-vous des rituels d’écriture ?

Oui le matin, tôt très tôt… Dans un bistrot … dans les transports…en vacances…dans mon lit… Je suis particulièrement inspirée pour trouver des chutes dans les jardineries… Je n’ai jamais compris pour quelles raisons, d’autant que je n’ai pas la main verte…(rires)

En revanche : jamais entre 12 h et 16 h je suis là un véritable ermite et angoissée dans cette phase horaire.

C’est uniquement au 20ème siècle ou fin 19ème que se déroulent vos intrigues, est-ce un vrai choix et pourquoi ?

Je ne vois pas …. Je plaisante … !.
Oui, j’ai haï passer en l’an 2000 qui plus est. Ce fut une année noire – la perte de maman –  et puis, je suis quelqu’un qui aime vivre dans le passé, le romanesque l’absence de technologies.  

D’ailleurs, ma prochaine pièce  « Haine sous le boisseau » se déroule à Chester en Angleterre dans les années 40.

Le choix des interprètes pour vos pièces, l’adéquation à ce que vous aviez imaginé en créant vos personnages … Y a-t-il eu parfois de vraies impossibilités ou au contraire des évidences dans vos rencontres ?

Disons que je connais un certain nombre de comédiens et lorsque j’écris une nouvelle pièce de théâtre, fatalement, je pense aux personnes avec lesquelles j’ai déjà travaillé.

Je suis profondément fidèle et même si parfois des résistances se sont fait sentir. Je crois que toutes les troupes ont connu des moments de mésentente.

Il m’est aussi souvent arrivé d’adapter des dialogues en fonction des comédiens que je trouvais.

Le début d’une intrigue naît comment ?

Je ne suis pas toujours structurée, je travaille beaucoup à l’instinct et chaque pièce ou roman que j’ai eu l’occasion d’écrire a eu pour base un début différent. La question m’est souvent posée… Comment je démarre une histoire ? Tout peut partir de rien… Un lieu, un personnage, un pays voire un objet.. ou quelque chose que j’apprécie… Pour exemple, le « Château de Montgueux ou le secret éventé » se passe dans les vignes, j’avais envie d’écrire une histoire semblable par simple passion pour les grands crus. Là en l’occurrence, il s’agissait de Champagne.

Je ne réfléchis pas sur mon écriture, j’avance à l’instinct, à l’imaginaire, ensuite je contrôle, je vérifie, je modifie.

Les réseaux sociaux ? Qu’en pensez-vous ? Personnellement et concernant votre travail ?

Que du bien. J’ai rencontré en partie mes comédiens sur les réseaux sociaux… J’ai de nombreux lecteurs ou plutôt lectrices qui me suivent sur les réseaux et certains mêmes sont devenues des amies. Plus de femmes que d’hommes mais c’est normal, le théâtre est particulièrement apprécié par les dames.

Y a-t-il eu une pièce qui n’a pas eu le retour que vous souhaitiez ?

A ce jour : aucune… Mais il faut savoir que le théâtre est une petite niche et que les éditeurs ne s’y intéressent pas beaucoup : j’ai souvent entendu dire : pas de théâtre et pas de poème.

Lequel de vos écrits avez-vous ressenti comme le plus abouti, votre préféré s’il y en a ?

Je ne suis pas exempt de certaines erreurs dans l’écriture… Je progresse et commence à bien maîtriser le sujet. Et puis je deviens surtout plus exigeante et si j’ai voulu au départ écrire par hobbies et loisirs, aujourd’hui je me professionnalise, même si je n’aime pas ce terme.

Avez-vous une anecdote sur une de vos pièces à nous faire partager ?

Oui tout à fait. Je vais monter en 2017 une comédie « Echec et Mâle »….Une comédie pour changer, il faut penser à notre public qui –malgré tout- reste sensible au rire.

Comment m’est venue l’idée de cette pièce ? : Je réalisais un casting dans un squat de la place des Vosges… J’ai eu l’idée d’inventer une histoire.  Deux hommes ont enlevé la fille de la « présidente » d’un groupe financier. Cependant, fait inattendu, la jeune femme se montre attachante, ce qui va pour le moins désarmer l’un des deux homme. La mère, détestable à souhait, fera de la résistance… Le soir même, probablement très inspirée par le lieu, j’avais couché sur papier pas loin de la moitié de la pièce.

Quelle part l’écriture prend-t-elle dans votre vie personnelle ?

Énorme ! Je ne fais que cela et j’y pense sans cesse. J’écris même quand je ne suis pas derrière un bureau ! Ou alors, je pense à des projets futurs.

Avez-vous des activités, passions en marge de l’écriture ?

Oui, mettre en scène mes projets ! Et cela demande beaucoup de travail. Faire un casting et trouver les bons comédiens, établir une mise en scène, préparer les spectacles et trouver des pistes pour jouer en province. C’est un monde où il faut un peu se battre. La concurrence est bien présente.

Avez-vous quelque chose de particulier à exprimer sur vous, votre travail, en marge de ces questions ?

Je pense avoir dit le principal de mon activité, et je souhaite en profiter ici pour remercier au passage les éditeurs qui m’ont fait confiance et les comédiens qui m’ont aidée et soutenue à mettre mes projets en forme. Ils se reconnaîtront.

Vous pouvez retrouver les diverses activités de Katia Verba sur son site :  https://www.katiaverba.fr/


A découvrir :

EDITIONS  MON PETIT ÉDITEUR (Groupe AParis)

–   Jeu de dupes et faux-semblants 2016 (comédie grinçante)

–   La libertine côté jardin  2014 (comédie légère)

–   Le bal des vipères  2013 (drame familial)

–   Cabale mortelle  2013 ( pièce policière)

–   Black Shadow 2009 (comédie policière)

EDITIONS DE LA RUE NANTAISE

–    L’affaire Ada Cross (comédie dramatique)  2015

–    Fatalement Vôtre 2012 (vaudeville)

–    Echec et Mâle 2011 (comédie policière)

–    Le château de Montgueux ou le secret éventé 2011   (comédie dramatique)

–     Manoir sous haute tension sur l’Ile de Man 2010   (pièce policière)

AU PAYS REVE

  • La maudite de Valognes (roman intrigues et destinés) 2014


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