Association de malfauteuses

Vous vous souvenez de la table de cuisine chez votre grand-mère ? Et de la toile cirée, celle avec des petites théières, des petites fleurs, vous vous en souvenez ? Et le roman photo, un Nous Deux, sans doute, feuilleté avec gourmandise pendant qu’elle épluchait les légumes, qu’elle triait les lentilles.

Parfois, vous faisiez vos devoirs sur la toile cirée, dans l’odeur de la soupe, sous le néon trop blanc, et c’était rassurant.

Ici aussi on épluche. Les bouquins, les dessous de l’édition, les journalistes, les critiques littéraires, les auteurs, que des bons produits. Ici, on les traite avec respect mais impertinence, avec humour, pourquoi pas, avec légèreté même. Les autres, ceux qui ne nous mettent pas en appétit, on les écarte, simplement, comme les petits cailloux dans les lentilles. Pas la peine d’en faire un plat.

Autour de la table, quatre éplucheuses, chacune sa petite spécialité, mais rien n’est figé, on est partageuses dans cette association de malfauteuses.

Cathy Galliègue : Elle est née en Picardie, vous ne saurez pas en quelle année.

cathy GChamps de betteraves et petites maisons en briquettes rouges, peupliers sur le chemin des écoliers, son imagination prolixe se développe dans ce décor sans relief. On la retrouve souvent allongée sur le sol, mâchouillant son capuchon de stylo, fabriquant sur le papier un monde plus beau. Et puis elle va s’élever vers les sommets arrondis du Haut-Jura, elle passera même la frontière et sur les bords du Léman, elle apprendra à parler couramment le vaudois mais à son rythme, tranquillement. Il n’y avait pas le feu au lac.

À cette époque, elle va devenir blogueuse par accident de rencontre. Et les nuits ne seront jamais assez longues.

Et puis la vie parisienne. Drôle de vie. Elle n’aime ni le métro ni la foule grouillante ni le bruit des klaxons. Mais une attachée de presse ne peut être que citadine et branchée. Alors elle court sur dix centimètres de talons de luxe, un énorme sac griffé à la main, deux téléphones au moins, elle boit des coupettes dans les soirée VIP… elle joue son rôle. Mais en douce et en pyjama pilou, elle écrit.

Un jour, sait-on jamais…

 

En août 2015, elle part s’installer en Amazonie, à Cayenne où elle termine l’écriture de son premier roman, La nuit, je mens, paru chez Albin Michel en avril 2017.

Sans attendre, un deuxième est en cours d’écriture. Ça usine. Il s’appellera Les souliers rouges.

En parallèle, elle anime une rubrique littéraire télévisée, Des Livres & Vous, sur Guyane 1ère.

Et puisque l’écriture est une maladie chronique qui rend celui qui s’y adonne meilleur chaque jour, je ne veux surtout aucun acharnement thérapeutique.

 

 

Monique Ayoun :Mona Marie Claire

Elle est Parisienne depuis sa plus tendre enfance, mais elle n’a jamais oublié que sa ville natale c’est : Alger. Enfant, elle en entendait parler dans toutes les conversations, elle en goûtait la saveur dans tous les plats. C’était un lieu à la fois très présent et totalement inaccessible.

 

Ce lieu interdit, cet « ailleurs merveilleux », elle l’a toujours recherché et beaucoup voyagé pour le trouver, mais elle sait bien aujourd’hui qu’il n’existe pas ailleurs que dans son imaginaire… et heureusement bien sûr dans les livres !

A 18 ans, elle n’aime que la poésie, elle lit et écrit des poèmes, rien d’autre ne lui plaît. Elle se retrouve donc en Fac de Lettres.

Mais l’ambiance universitaire l’étouffe. En dehors des cours, elle s’ennuie. Sa vraie vie commence lorsqu’un ami lui propose d’écrire dans un journal. Elle y faisait des portraits de gens connus ou inconnus. Euphorique, elle se réveillait le matin en se disant : « qui donc vais-je rencontrer aujourd’hui ? » Elle se nourrissait de toutes ces rencontres. Elle voyageait dans la tête des gens.

Elle a collaboré à Jeune Afrique, Femme, Psychologies, Le Nouvel Obs, Biba

Après une Maîtrise de Lettres sur Henri Michaux à Paris III Sorbonne, elle publie plusieurs romans :

Le Radeau du Désir  (Belfond) où elle explore à la fois la névrose familiale et les tourments d’une passion flamboyante ; Viens !  (Hugo-roman) (qui parle du désir d’enfant autant que du désir tout court) ; Histoire de mes seins , avec des dessins de Wolinski  (Editions Plon) où elle poursuit, sur le mode humoristique et burlesque, son exploration à la fois de la névrose familiale et de l’intimité féminine .

Elle vient de publier L’Amant de Prague  aux Editions La Grande Ourse, le double portrait d’un homme et d’une ville.

Elle est également l’auteur de deux essais : Mon Algérie  (Editions Hugo.doc) et Musulmanes et Laïques en révolte (Editions Hugo.doc)

Actuellement, elle est chroniqueuse littéraire à Biba et anime une émission littéraire sur Radio Judaïques FM.

 

 

caroleCarole Declercq : elle est née dans le Douaisis et vit à ce jour en région Rhône-Alpes, face à la Chartreuse, ce qui, de son propre aveu, prédispose à la contemplation mais n’engage pas à la conversion.

Elle a longtemps hésité entre des études de lettres ou d’histoire. Les premières l’ont emporté mais elle a trouvé moyen de concilier les deux en se lançant dans l’écriture historique.

 

Ce qu’elle préfère ? Les moments de fractures quand l’humain révèle sa vraie nature et ne peut plus tricher.

Elle aime par-dessus tout écrire. Elle racle, gratte et grappille tout ce qu’elle peut de temps pour le consacrer à sa passion tout en travaillant -elle est professeur- et en élevant ses deux ados.

Elle aime aussi se poser, respirer et lire. Elle relit régulièrement Forster pour sa lucidité, Fitzgerald pour sa sensibilité, Giono et Colette pour la poésie charnelle de leur écriture, Maupassant -son chouchou-pour sa férocité. Et tant d’autres dont les noms se bousculent dans sa tête…

Elle publie en 2015 aux éditions Terra Nova son premier roman, Ce qui ne nous tue pas…, une fiction sur fond de Seconde Guerre Mondiale qui met à l’honneur les femmes de la Résistance.

Son deuxième roman, Un autre jour pour mourir, sort le 24 août 2016, toujours aux Éditions Terra Nova.

Un troisième est déjà bien avancé et en parallèle, Carole a à cœur de mener à son terme un projet de littérature jeunesse.

 

 

briBrigitte Ponthieu

Elle est le couteau suisse de la bande !

Après des études de droit, elle bifurque et sera tour à tour responsable de la boutique d’une amie styliste, agent indépendant d’assurance, free lance pour Guerlain depuis Berlin où elle passera quelques années avant de collaborer à un bureau d’études de mobilier de bureaux et de créer finalement son entreprise de décoration d’intérieur et de home staging.

L’art, la littérature, la musique, les voyages – et Bali en particulier – sont ses passions dévorantes. Artiste dans l’âme, elle peint, essentiellement des aquarelles inspirées de ses vagabondages.

Brigitte ne manque jamais un salon littéraire, une rencontre avec un auteur, une exposition, dans la région de Toulouse où elle a posé ses valises – mais jusqu’à quand ? -, et partage sur La Toile Cirée ces moments privilégiés.

Bien sûr, elle chronique également ses coups de coeur littéraires mais en plus, elle est notre madame com’ , toujours bouillonnante d’idées et d’initiatives, toujours prête quand il s’agit de secouer La Toile Cirée.

 

7 réflexions sur “Association de malfauteuses

  1. j’aime les portraits de ces femmes fortes et émouvantes, ravie de les connaître un peu mieux, de partager du temps avec certaines et des mots avec d’autres, vive les femmes, les mots, les émotions et la vie, bizoux

    Aimé par 2 people

  2. Je crois que je peux répondre en notre nom à toutes: Bienvenue Martine, tu es de ces perles trop rares que certaines d’entre nous ont eu la chance de croiser dans la vraie vie. Nous t’embrassons bien fort !

    Aimé par 1 personne

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